LAUTENBACH - SCHWEIGHOUSE
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PELERINAGE de St GANGOLPHE





Le culte de Saint Gangolphe a été introduit par le Chapitre de Lautenbach, peut-être en remplacement d’un ancien culte païen des sources. La chapelle du pèlerinage a été achevée en 1446 comme l’atteste l’inscription gravée dans la pierre au-dessus de l’ancien portail, aujourd’hui muré : « anno domini 1446 completa est capella ». L’édifice sera ravagé par un incendie en 1892, sur les murs lavés par les intempéries apparurent alors des fresques du XVème siècle. Restaurées en 1894, ces fresques décrivent la vie de Saint Gangolphe.








Gangolphe, chevalier bourguignon, fut chargé d’un commandement dans l’armée de Pépin le bref vers 745. Au retour de son expédition il découvrit l’infidélité de sa femme qui l’avait trompé avec le régisseur de son domaine. L’épouse protestant de son innocence, il la soumit au jugement de Dieu : épreuve ayant consisté à retirer un caillou du fond d’une fontaine. A peine l’infidèle eut-elle plongé la main dans l’eau, qu’elle poussa un hurlement de douleur : ses chairs étaient carbonisées. Gangolphe se retira alors dans un domaine éloigné, laissant son château à l’infidèle et vivant comme un saint. Humiliée, l’épouse infidèle fit assassiner son mari par le bras de son amant, qui retrouva Gangolphe et le poignarda dans son sommeil. (Photo 11 : Statue de Saint Gangolphe sur la fontaine du pèlerinage)








Gangolphe, martyr de la fidélité conjugale est devenu le saint protecteur des liens sacrés du mariage, mais aussi des cordonniers et des tanneurs par analogie avec la peau de la main de l’épouse infidèle qui s’était détachée comme des lambeaux de cuir ! La ferveur et l’imagination populaire ne tardèrent pas à tresser de belles et touchantes légendes autour du personnage de Saint Gangolphe. Le pèlerinage connut de telles affluences que la Chapelle dût être agrandie en 1778. Le nombre de pèlerins qui assistent à la fête de Saint Gangolphe, fixée à l’un des premiers dimanches du mois de mai, est aujourd’hui singulièrement réduit en comparaison de ce qu’il fut encore dans les années précédent la seconde Guerre Mondiale. Mais on y vend toujours des coucous de Saint Gangolphe, sifflets traditionnels en poterie, qui imitent le chant du coucou, cet oiseau qui pond ses œufs dans les nids des autres.